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L’ ESCALIER MAGIQUE- Le monde enchanté des florimousses

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infos couverture-L-ESCALIER-MAGIQUE-MARIE-PASCALE-MAROTTE  L’ESCALIER MAGIQUE- Le monde enchanté des Florrimousses vient de sortir.

 

Ce livre est à lui tout seul une histoire, j’en ai édité la première partie, sous le titre « Le pays du dimanche matin » .

Le texte avait plu à un éditeur, avant que ce dernier ne quitte en claquant la porte les deux associés avec lequel il avait crée cette maison d’édition! Heureusement, je n’avais signé aucun contrat avec eux. Je gardais les droits de mon histoire. Il m’a quand même fallu un petit moment pour reprendre mes esprits.

Je l’ai donc ensuite auto-édité sur un site de bonne réputation qui l’a englouti en quelques mois sans même me prévenir. « Le pays du dimanche matin  » avait disparu avalé par la logistique informatique! J’avais eu le temps de tirer des exemplaires, de les vendre et d’avoir le retour de mon jeune lectorat. L’univers de l’histoire correspondait bien aux enfants de huit à dix ans mais mon écriture était un peu compliquée pour eux.

J’ai donc décidé de reprendre le texte en terminant l’histoire, ce qui a donné L’ESCALIER MAGIQUE J’ai aussi décidé de faire les illustrations moi-même. En réalité, j’ai fait les deux en même temps car je visualise les histoires que j’écris.

J’ai voulu dans cette histoire rendre hommage aux gens de la campagne. Ceux de mon enfance qui n’étaient ni meilleurs ni pires que ceux de maintenant. Ce que je veux évoquer d’eux, c’est ce lien particulier qu’ils avaient avec la nature. Ils l’écoutaient et la respectait.

J’ai grandi au pied de l’une des sources de l’Estrigueuil dans le sud Touraine, une petite rivière qui de mémoire se jette dans la Vienne qui elle- même se jette dans la Loire.

Mes parents étaient fermiers sur les terres d’où jaillissait l’une des sources de l’ Estrigueuil. J’ai passé une partie de mon enfance et de mon adolescence là-bas. Il y avait un vieil arbre que l’orage avait cramé à plusieurs reprises au pied de la source. C’était devenu un abri dans lequel j’aimais venir me lover  par tous les temps. J’apportais un livre, je jouais avec mon chien, où je rêvais.Je passais aussi de longs moments avec mes frères à  pêcher des poissons chats que nous remettions dans la rivière après les avoir capturés.

Mes parents quittèrent la ferme alors que j’avais dix huit ans et nous nous retrouvâmes dans un village puis finalement en ville.

Quelques années plus tard je tombai en me prenant la calèche qui fait visiter la ville de Tours sur une de nos anciennes voisines de la ferme. Elle me parla avec beaucoup d’émotions de ma mère. Elle pensait parfois à elle, et la revoyait avec ses chèvres. Je lui appris que malheureusement ma mère était morte.

Alors, elle m’attrapa le bras et me dit:

-  » Ne retourne pas là-bas, il ne reste plus rien, il n’y a plus de haies, plus de source. »

C’était un choc pour moi, comme un coup de poing à l’estomac.

Quelques jours plus tard, je parlai de cette rencontre à l’un de mes frères qui me dit :

-  » Ne soit pas triste, peut-être que l’ esprit de la rivière est parti avec nous. »

C’était une manière gentille de me consoler en me reconnectant à l’esprit de l’enfance par cette phrase.

Mais peut-être avait -il raison. J’aime imaginer que la rivière est partie loin sous la terre en attendant des jours meilleurs.

Peut-être que cette énergie que j’ai emmagasinée auprès de cette source dans mon enfance et mon adolescence s’est réveillée pour me faire écrire L’ESCALIER MAGIQUE

 

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